Le
texte qui suit commente
[1]
l’intégralité d’une note émanant de Monsieur Verdier, datée
du 25 juillet 2006, et concernant son
projet d’éoliennes à Montcimet
le 25 juillet 2006
Genèse
de l’affaire des éoliennes à CUSSY-EN-MORVAN.
Commentaire : Version Guy-François Verdier, maire de Cussy
G-F. Verdier : Il se trouve qu’un habitant de CUSSY-EN-MORVAN est aussi un ami et collègue de travail, à Beaune, d’une personne venant de Picardie.
Cette
personne est sociétaire de la SAS « les Vents Picards ». Cette
société constituée de ruraux (et
non de financiers et commerciaux) a développé un projet éolien dans la
« Communauté de Communes de la Picardie Verte ».
Commentaire : Pour un
projet aussi sérieux qu’une implantation d’éoliennes, M. Verdier, maire de
Cussy, improvise totalement. Les amitiés, les relations, tiennent lieu d’appels
d’offres. Aucune étude préalable, aucune mise en concurrence.
En
outre, selon la circulaire éolienne du
10 septembre 2003 : « le porteur de projet doit s’entourer d’une
équipe pluridisciplinaire composée de professionnels compétents :
paysagistes, naturalistes, architectes ». Or, à la réunion du 3 juin 2006,
le représentant des « Vents Picards » a déclaré que les associés de
cette SAS se chargeaient eux-mêmes des différents aspects de l’étude, se
répartissant les compétences entre eux !
G-F. Verdier :
[Les autres projets sur ce territoire étaient portés par des sociétés
industrielles et commerciales]
Ce
qui n’est pas le cas « des Vents Picards » SAS qui est constituée
par des ruraux qui amènent les propriétaires (et exploitants du sol) à définir
ensemble des règles de mutualisation des indemnités foncières liées à
l’exploitation des éoliennes.
Commentaire : Tout dépend de ce que l’on appelle le «
territoire », et tout dépend de ce que l’on dénomme les
« ruraux ». La Ferme éolienne de Chépy (que Monsieur Verdier a
d’ailleurs visitée) était à l’origine une petite structure en S AS, similaire à celle des « Vents Picards ». En 2004, le bilan de cette SAS faisait
apparaître des dettes de 981 000
euros pour un montant de capitaux propres de 96 000 euros. Déclarée
en continuation, malgré perte en capital, cette société a été rachetée à 85%
par le groupe canadien Boralex, lequel a
repris tous les droits de construction et d’exploitation.
Il
faut noter que la SAS de
« ruraux » , « Les Vents Picards », compte également un
industriel parmi ses associés, et que cet industriel n’est autre que ce même
groupe Boralex !
G-F. Verdier :
Cette société a travaillé sur l’implantation d’éoliennes dans la Somme, dans
l’Oise et en Côte d’Or, et souhaite réfléchir avec nous aux possibilités
de la Commune de Cussy et autres communes avoisinantes.
Commentaire : « avec nous » ? C’est-à-dire, avec
Monsieur Verdier, et peut-être quelques initiés de son choix, puisqu’il n’a pas cru bon d’en informer les
riverains, ni même l’ensemble de la population de Cussy.
G-F. Verdier :
Cet hiver, j’ai été invité à aller voir des éoliennes en Picardie avec Monsieur
le Maire d’Aubigny-la-Ronce (commune limitrophe d’Epinac) et ses administrés =
un bus complet. Nous nous sommes rendus en plusieurs points et j’ai pu
interroger les élus et habitants : tous sont extrêmement satisfaits.
Nous avons pu voir, visiter, écouter
les éoliennes. Tous les visiteurs, je dis bien tous, même ceux sceptiques au
départ, sont revenus très favorables à l’installation d’éoliennes à Aubigny =
aussi l’affaire suit-elle son cours.
Commentaire : Ce site (Chépy) est dans une zone industrielle et à
proximité de voies routière (D29) et autoroutière (A28) avec un trafic dont le
niveau de bruit de fond est important et masque celui des trois éoliennes. En
outre, la visite a eu lieu le jour. La nuit, le bruit dû aux éoliennes est beaucoup plus important. En
effet, d’une part le trafic routier est en général moins intense, et, d’autre
part, la puissance moyenne du vent augmente systématiquement. Des études
(Allemagne et Pays Bas) montrent une nette recrudescence des plaintes de la
population pour les nuisances de bruit nocturnes.
G-F. Verdier :
Le Président et quelques sociétaires de la SAS les « Vents Picards »
m’ont demandé l’autorisation de rechercher sur ma commune un (ou des) site(s)
pouvant éventuellement convenir.
Commentaire : C’est Monsieur Verdier seul qui a donné les
autorisations aux sociétaires d’une entreprise
privée pour procéder à des investigations, y compris en pénétrant dans
des propriétés privées.
G-F. Verdier :
De tous les emplacements potentiels, pour différentes raisons : forêts,
habitations, zone hertziennes du POS etc, un seul site s’est révélé possible.
Commentaire : Quel est ce mystérieux « seul site
possible » ? Il s’agit d’un lieu-dit « Le Haut-du-Chaumet,
au hameau de Montcimet. Pourquoi le hameau de Montcimet n’est-il pas mentionné
une seule fois dans la note de Monsieur Verdier ? En ce lieu-dit du hameau
de Montcimet, en tout cas, le vent
n’est pas plus fort qu’à « Maison Bourgoux » ou au « Prey ».
Quel que soit le mode de calcul, il se trouve des habitations à moins de 300
mètres du Haut- du-Chaumet, soit à Montcimet, soit aux Jours. En fait il s’en
trouve davantage dans un rayon de 1 km qu’au Prey.
G-F. Verdier :
Le Conseil Municipal de CUSSY-EN-MORVAN, à l’unanimité, dans sa délibération du
29 mars 2006, a indiqué : « qu’il était favorable à l’étude de
faisabilité par un porteur de projet d’installation d’une ou plusieurs
éoliennes sur le territoire de la commune – le Haut du Chaumet – « sans
préjuger des divers avis qui pourront être donnés ».
Commentaire : Les résultats de cette délibération du 29 mars 2006 n’ont pas
été divulgués. Ni les résidents à proximité du site envisagé, ni même les propriétaires ou exploitants des
parcelles concernées n’ont été informés. Les propriétaires des parcelles qui n’étaient pas à la réunion du Conseil Municipal
de Cussy le 29 mars 2006 (donc, notamment ceux ressortissant de la commune
d’Anost), ont été informés fin mai par
une lettre adressée par une société privée « les Vents Picards », les
invitant à la réunion du 3 juin 2006.
Lors de cette réunion, Monsieur Verdier a regretté que « quelqu’un ait
trop parlé ».
Comment donner un avis dans ces
conditions ?
Rappelons que la circulaire éolienne du
10 septembre 2003 enjoint que soient garanties « la transparence et la
clarté des procédures conduisant à la réalisation et au raccordement de parcs
éoliens au réseau » et que la population soit associée aux projets
éoliens, l’enquête publique n’étant qu’un aspect de cette association.
G-F. Verdier :
Cette faisabilité dépendant d’abord de l’accord des propriétaires des
terrains concernés, une réunion à leur intention a été programmée le 3
juin 2006.
J’y ai invité
également :
· le Président du
Pays de l’Autunois
· le Directeur du
Parc (qui s’est excusé et m’a demandé de le représenter)
· Monsieur Fauvet
du pôle éolien de la DDE (qui s’est excusé)
· Monsieur le
Président du SIE de l’Autunois pour le SYDEL et par politesse Madame le
Maire d’ANOST.
Commentaire : Monsieur Verdier a refusé d’inviter des résidents dont les
habitations sont à moins de 300 mètres du lieu d’implantation envisagé.
Madame la Maire d’Anost a été invitée
« par politesse », alors même que, d’une part, la majeure partie
des habitants de Montcimet, hameau où l’implantation est envisagée, sont des
ressortissants de la commune d’Anost, et que, d’autre part, un tel projet ne
peut se concevoir que dans le cadre d’une communauté de communes.
G-F.
Verdier : Or, le bouche-à-oreille, le qu’en dira-t-on, le bla-bla-bla
de quelques habitants d’Anost – Madame
le Maire au lieu de les calmer les a excités hélas ! – ont véhiculé tout
et n’importe quoi sur cette affaire et sur les éoliennes en général.
Commentaire : Quel mépris, quelle arrogance, Monsieur Verdier ! Les
« quelques habitants d’Anost » présents à la réunion sont des
habitants de Montcimet. Se trouvaient aussi à cette réunion des habitants de
Cussy, de Montcimet, puisque ce hameau est sur les deux communes. Ils n’étaient
pas « excités » par
Madame le Maire d’Anost, et ils sont venus pour s’informer d’un projet qui les
concerne tous. Ils ont patiemment écouté tous les exposés qui ont été donnés.
Un journaliste présent à la réunion peut en témoigner. Ils vous ont aussi
entendu leur dire que vous regrettiez leur présence…
G-F.
Verdier : La réunion a donc dérapé mais de nombreuses personnes m’ont
fait savoir qu’elles étaient favorables (y compris des gens d’Anost).
Commentaire : Le langage de Monsieur Verdier est celui d’un
autocrate, pas celui d’un élu responsable. La réunion a « dérapé »,
selon lui, parce qu’elle est devenue une réunion publique d’information, où les représentants des « Vents
Picards » et lui-même ont eu tout
le loisir de s’exprimer, en laissant fort peu la parole aux participants ;
elle a « dérapé » selon lui, parce qu’elle n’a pas pu être réservée à
quelques personnes de son choix.
G-F. Verdier : Il est donc nécessaire de faire une mise au
point.
1)
sur la réalité de cette affaire
2)
sur l’éolien
Commentaire : Monsieur Verdier n’a pas le monopole de la
science ni du savoir, loin s’en faut. Parmi les habitants de Montcimet, les
Jours, Villebeuf, Cussy, Anost etc., il
se trouve des personnes qui, notamment de par leurs professions, sont plus
compétentes que lui sur les questions de l’énergie, de l’environnement
et des éoliennes. Il se trouve aussi des personnes qui prennent davantage que
lui le temps de s’informer et de réfléchir.
G-F.
Verdier : Parce qu’il devient urgent de s’intéresser, et plus que
s’intéresser, s’investir dans les énergies renouvelables et non polluantes.
Outre les biocarburants
(5 à 10% tout au plus de l’énergie consommée)
les systèmes électriques
de batterie et l’utilisation de l’hydrogène (après production)
la géothermie
le solaire par panneaux
capteurs et
cellules photovoltaïques
il existe l’éolien
Commentaire : Ceux qui ne le savaient pas peuvent remercier
Monsieur Verdier de leur apprendre.
G-F.
Verdier : Le programme français prévoit pour 2010 (donc demain) la
production d’autant d’énergie par éolien que la future centrale nucléaire 3ème
génération.
Commentaire : Soyons un peu plus précis : le programme français est de 5000 à 10000 éoliennes à l’horizon 2010, pour une puissance installée de 13 500 mégawatts (décret du 9 juillet 2006). Il faut donc de 5000 à 10 000 éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire de 3ème génération ! Le paradoxe est que la France, qui actuellement produit plus de 78% de son électricité par voie nucléaire [2] est bien en dessous des niveaux des autres pays européens en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, et même nettement en dessous des maximums admissibles. Mais, elle se lance tout de même dans un vaste programme éolien qui demande en fait en partie à être doublé par une production d’électricité par d’autres moyens (thermiques essentiellement), car la production effective d’électricité par voie éolienne est relativement aléatoire, comme l’ont montré les pannes en Allemagne du Nord (trop de vent ou tempêtes = éoliennes arrêtées pour raison de sécurité ; baisse de 20% de la vitesse moyenne du vent = diminution de 49% de la production d’électricité par l’éolienne). Du fait de ce « doublage » partiel par centrales thermiques, les éoliennes conduisent probablement à davantage de gaz à effet de serre dans un pays comme la France qui produit 78% de son électricité par le nucléaire.
G-F. Verdier :
l’EDF, jusqu’alors freinant avec le lobby nucléaire, commence à s’y intéresser
sérieusement avec sa filiale EDF énergies Nouvelles (voir sa revue DIVERSITE de
juin 2006)
Commentaire : Il y a le lobby nucléaire et il y a aussi le
lobby de l’éolien. L’un n’excuse pas l’autre.
Au reste,
comme l’a récemment rappelé son ancien président, Marcel Boiteux, en France,
jusqu’en 1970, le grand spécialiste de l’éolienne, c’était EDF qui a décidé
d’arrêter les frais en 1972, et Marcel Boiteux précise «Mais, aujourd'hui encore, l'éolien est très coûteux et,
s'il apparaît rentable aux constructeurs-promoteurs de cette sympathique énergie,
c'est parce qu'elle bénéficie de subventions considérables à l'achat.» Ajoutons, que
ces subventions sont permises par la rentabilité du nucléaire, sinon la facture
de l’abonné atteindrait vite des sommets
[3]
.
· G-F. Verdier : des communes et surtout des communautés de
communes également
Commentaire : « surtout des communautés de communes » !
Alors, pourquoi Monsieur Verdier, Maire de Cussy, invite-t-il Madame le Maire
d’Anost « par politesse » ?
G-F.
Verdier : Il y a continuellement des améliorations des performances
éoliennes avec réduction presque à zéro des inconvénients.
Les éoliennes d’aujourd’hui
ne sont pas comparables aux anciennes :
· les formes sont
lisses, épurées, élégantes, à l’inverse des pylônes EDF MT-HT, téléphone
mobile et Télécom, pylônes militaires etc.
Commentaire : Compte
tenu du vocabulaire ordurier que Monsieur Verdier utilise parfois, et de certains
des propos qu’il tient dans cette note, il ne semble pas qu’il ait grande
crédibilité pour donner un avis pertinent en matière d’élégance.
Fondamentalement, l’argument esthétique est subjectif.
Il ne peut être recevable que dans la mesure où il permet de comparer
l’installation nouvelle au cadre préexistant, c'est-à-dire, en l’occurrence, à
un paysage typique du Morvan. Il est
douteux qu’une éolienne, même peinte en vert,
corresponde à ce genre d’esthétique. Il est douteux en outre que son
aspect et son style soient en harmonie avec celui de la chapelle du XVIIème
siècle de Montcimet, à proximité de laquelle elle se situerait, sa hauteur
la rendant visible, sur le même paysage que la chapelle.
· G-F. Verdier : elles ne sont pas
bruyantes : bruit d’une conversation à voix basse (40 db) bien moins,
incomparablement moins, que TGV, camions, radios, quads, tracteurs, chiens,
tondeuses (et même horloge comtoise du salon !)
Commentaire : Essayons d’être un peu plus rigoureux. Monsieur
Verdier ne dit pas à quelle distance de
la machine, le bruit « perçu » est de l’ordre de 40 dB. Il ne parle
pas non plus de la nature du bruit.
Selon les données constructeurs, la puissance acoustique d’une éolienne « à la source » est
de l’ordre de 102 dB (A) (décibels). La puissance d’un marteau-piqueur à la
source est de l’ordre de 120 dB (A)
(décibels). Le bruit d’une éolienne étant essentiellement un bruit
« aérodynamique », provoqué par le passage des pales devant le mât,
il est difficilement réductible.
Le bruit d’une éolienne, n’est pas
« occasionnel », comme celui d’un camion, ou d’un TGV (de toute
façon peu de gens se satisfont d’habiter
à proximité d’une ligne de TGV), ni même d’une « conversation à voix
basse ». Le bruit d’une éolienne est continuel, le jour et la nuit,
comme le tic-tac d’une « comtoise de salon ». Mais, on peut toujours
stopper ce tic tac s’il dérange, de même
que l’on pourrait mettre un terme à une conversation à voix basse qui
deviendrait insupportable si elle était incessante, le jour et la nuit. Tandis
qu’une éolienne ne s’arrête pas de tourner parce que les riverains excédés par
son bruit demandent à ce qu’elle soit arrêtée. Le bruit d’une éolienne est beaucoup plus fort que le tic-tac d’une
comtoise. Les fréquences sont basses, et portent très loin, au delà de 1 km,
(comme les baffles que l’on entend venant de certaines automobiles), même si le
bruit s’atténue un peu avec la distance. La fréquence de répétition est de
l’ordre de 80 battements par minute, proche de celle du cœur, et avec des
variations lancinantes. Les personnes
qui habitent à proximité d’éoliennes y passent davantage de temps que
les « touristes » qui vont
pique-niquer à leurs pieds. Ces personnes ont souvent des sensations de nausée.
Certaines bouchent les conduits de leurs cheminées pour ne pas entendre ce
bruit la nuit.
A Montcimet, et dans ses environs, on
entendrait certainement les éoliennes de très loin, car le niveau de bruit de
l’environnement (celui qui prévaut pendant 90% du temps) est faible : de
l’ordre de 32 dB (A) le jour et de l’ordre de 23 dB (A) la nuit (mesures faites
par acousticien assermenté en façade d’habitation). De ce fait, des éoliennes
situées sur « Le Haut-du-Chaumet » seraient très probablement en
infraction avec la législation anti bruit (décret du 18 avril 1995).
Et voici un extrait du magazine
« Le Point », en date du 4 août 2006 : « A Ploumoguer, le village voisin, l'affaire des éoliennes tourne à
l'aérophobie. Les habitants accumulent les preuves pour en finir avec les 4
machines qui hantent leurs nuits. Roland Toquet recueille religieusement dans
une boîte en plastique les morceaux de résine tombés des pales. « Cela
faisait un bruit infernal, ding ding ding toute la nuit. Et les pales, quand il
y a du vent, wouf wouf wouf toute la journée. » La voisine, Joëlle Le Rhun,
a fait procéder à des contrôles acoustiques par un copain qui est du métier.
Attestation à l'appui. De l'autre côté de la route, Guy Salaün arbore un
certificat médical faisant état de ses insomnies et ses insupportables
bourdonnements d'oreilles. « J'étais pour l'éolien, vous savez. Mais là, je
ne peux pas vivre comme ça. »
G-F. Verdier :
elles ne polluent pas du tout
· : elles peuvent être démontées sans qu’il en reste
des déchets : tous les
matériaux sont recyclables.
Commentaire : Faux. Les pales des éoliennes sont en composites multicouches.
Les matériaux composites sont difficilement recyclables, car il faut séparer les différentes
composantes ; ce qui est coûteux.
L’acier dont sont faits le mât et,
jusqu’ici, une partie au moins de la cabine peut effectivement être
récupéré ; mais les cours de la ferraille sont très variables, et les
coûts de démontage et de transport des déchets vers les aciéries sont
importants, d’autant plus importants que ces aciéries sont éloignées. Au
reste, pour l’instant, rien n’est prévu
pour la récupération dans la circulaire éolienne. Il arrive également que les
éoliennes tombent ou que des pales se détachent… alors la récupération peut
prendre un certain temps…
G-F. Verdier :
D ans le cas de Cussy, si les conditions
de vent (les essais pourront être faits) le permettent, il s’agirait d’une
éolienne de 2 mégawatts ou de 2 éoliennes de 1,2 mégawatts.
Commentaire : Les conditions de vent sont tout à fait
insuffisantes sur « Le Haut-du-Chaumet ». En outre, le vent est très
instable. Si la SAS les « Vents Picards » n’agissait pas dans le « secret »
elle l’aurait appris par des habitants qui connaissent très bien les
caractéristiques des vents dans la région.
· G-F. Verdier : il reste
intéressant (et peut être indispensable) qu’une commune voisine, pas trop
éloignée, installe également 1 ou 2 éoliennes afin de n’avoir qu’une ligne
d’injection sur le réseau de distribution HTA.
Commentaire : Bien sûr, c’est évident, compte tenu des frais
d’acheminement de l’électricité jusque vers le réseau EDF, il n’est pas
rentable d’envisager de raccorder seulement une ou deux machines. Il
faudrait des chapelets de machines, toutes reliées entre-elles, installées en
d’autres endroits, sur les communes d’Anost, la Petite Verrière, Cussy, etc. puisque l’on aura mutualisé les coûts
d’accès. Telle est la vraie logique du projet de Monsieur Verdier. Mais le vent
sera-t-il au rendez-vous ? Sans doute pas davantage qu’à Montcimet.
G-F. Verdier :
NB : elles rapportent de la TP, outre les royalties aux propriétaires des
terrains.
Commentaire : Depuis un certain temps, déjà, les industriels
contestent le principe de la TP (taxe professionnelle). Il est probable que cet
impôt, quasi anti-économique (puisque les entreprises doivent le payer, même si
elles ne font pas de bénéfices, et qu’il freine l’investissement et l’embauche)
sera bientôt remis en cause.
Quant aux royalties aux
propriétaires des terrains, elles dépendront logiquement des bénéfices des
sociétés d’exploitation. Peu de vent et vent instable = peu ou pas de
royalties, mais un terrain immobilisé pour de nombreuses années et
éventuellement une carcasse d’éolienne à retirer et un énorme bloc de béton à
extraire. En outre des jugements récents ont remis en cause des permis de
construire ou les ont rendus divisibles, ce qui signifie entre autre que la
responsabilité des propriétaires de parcelles peut être engagée vis-à-vis des
tiers.
[1] Les commentaires ont été établis de concert avec des participants à la
réunion du 3 juin 2006 citée dans le texte.
[2] Pour l’année 2005, la production nette d’électricité en France est évaluée à 549,4 TWh dont 430 TWh produits par le nucléaire, 62,2 par voie thermique classique et 57,2 par l’hydraulique et l’éolien (énergies dites « renouvelables »). Dans la période récente, la baisse de la production par la voie hydraulique, baisse liée aux conditions météorologiques, a été compensée par une plus grande production par la voie thermique. Et il en sera de même en ce qui concerne l’éolien, car seules les centrales thermiques ont une réactivité suffisante pour répondre aux variations à court terme de la demande et de l’offre.
[3] Le décret Cochet du 10 mai 2001, mis à jour par l’Arrêté du 10 juillet 2006 (JO du 26 juillet
2006) oblige EDF à
racheter le kilowattheure éolien au prix de 8,2 centimes d'euros en moyenne sur
10 ans (puis ensuite selon une formule
dégressive). Le triple du coût de
production du kWh nucléaire ! Malgré
tout, EDF ne perd rien dans
l'affaire, car elle est remboursée de ce surcoût éolien par une taxe figurant
sur la facture de chaque particulier abonné, laquelle a augmenté de
1,7%, à compter du 15 août 2006. – les industriels,
eux, ont refusé de mettre la main au portefeuille.