Communiqué pour la presse.
Publication
immédiate
Montcimet, le 9 novembre 2006.
« Le Parc contraint, mais ne protège pas » [voir la note complète d'AMAC]
Tel est le message
que l’association AMAC a fait passer à l’administration du Parc naturel régional du Morvan, à l’occasion du projet
de charte 2007-2018.
A l’issue de la
publication d’un ensemble de documents constituant le projet de la nouvelle
charte du Parc naturel régional du Morvan
(au total 373 pages), une enquête a été organisée par le tribunal administratif
de Dijon afin, selon les termes de Christian Paul, président du Parc : de
donner l’occasion à « tous les habitants du territoire du Parc de s’exprimer sur les actions qui
seront menées dans le projet de la nouvelle charte ».
Cette enquête a été
lancée le 15 septembre 2006. Elle vient de se clore le 30 octobre.
Dans ses
observations préliminaires sur le projet, l’association AMAC regrette que le
délai donné aux habitants ait été si court, pour un document de cette
importance. En outre, les données statistiques qui ont servi de base à
l’analyse économique, culturelle et sociale, datent principalement de 1999,
trop anciennes donc pour véritablement étayer un projet qui va couvrir la
période 2007-2012.
Mais les critiques
majeures de l’association, touchent à la substance du projet.
Une grave lacune est l’absence de prise en
compte de l’environnement sonore du Parc. « Pas une ligne sur le silence
du Morvan. Ce silence qui est pourtant une richesse essentielle… et qui fait
venir nombre de résidents en Morvan. » Et l’on peut lire encore dans les
observations d’AMAC « Pourra-t-on en effet
longtemps encore bénéficier de la quiétude du Morvan, lorsque la publicité
faite autour du Parc, bien davantage
que de paisibles randonneurs, y fait venir, les
moto-cross, les fanatiques du quad, et, pire
encore, les "écologistes" en 4x4 ».
Les critiques de
l’Association vont droit sur la menace éolienne : défiguration des
paysages, nuisances sonores, gaspillages d’investissements compte tenu de la
faiblesse des vents. En définitive, rien dans le projet de charte ne protège
les habitants de cette menace. Structure devenue faussement régionale, en fait moyen d’implémentation de politiques centralistes, le Parc se voit investi de la mission
nationale, européenne, mondiale, de lutte contre le changement climatique, et
d’action en faveur des énergies renouvelables. Comme si le Morvan n’avait pas,
dans sa vieille sagesse, déjà beaucoup contribué… Alors il aura peut-être lui
aussi son contingent d’éoliennes. Le « grand éolien » est envisagé
sur la dorsale centrale, autrement dit, le haut
Morvan. Et, finalement, selon le projet
de charte, le « moyen éolien », peut se faire partout, le moyen
éolien dont les turbines peuvent parfaitement être placées sur des pylônes à
100 mètres de hauteur et qui pourraient « arroser » les hameaux de leurs
incessants battements pour ne produire pas grand-chose, simplement pour
justifier que l’on aurait accompli une mission.
L’une des plus
belles missions du Morvan n’a-t-elle pas été la résistance ?
De fait, nombre d’habitants,
hier supporters indéfectibles du Parc
régional naturel du Morvan déchantent ; ils ont aujourd’hui des
doutes. A l’expérience, ils ont vu que la structure du Parc n’a pas empêché de fortes dégradations de leur environnement,
qu’ils s’agisse par exemple des « coupes à blanc » dans les forêts,
de la prolifération des hangars hideux, du développement d’une nouvelle
agriculture, ultra spécialisée, qui va vers l’industrialisation, ou de formes
de tourisme arrogantes, sans égard pour l’environnement. Par contre, le
résident de base qui voudrait simplement rénover ou entretenir son habitation
se trouve de plus en plus soumis à une foultitude de réglementations
pointilleuses - frisant parfois l’absurdité -, touchant aux aspects et aux
couleurs des toitures, des façades, des volets…
Le sentiment de ces
habitants est que, en définitive, le Parc
les contraint, mais ne les
protège pas, ni même le Morvan.
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Document de référence : Parc naturel régional du Morvan,
Projet de charte 2007-2018 – Observations par AMAC. (14 pages)
A propos d’AMAC (pour Amis de Montcimet-Anost-Cussy) :
association sans but lucratif constituée selon la loi du 1er juillet
1901 et ayant pour but la protection, la préservation, et la défense des
patrimoines et caractéristiques naturels et humains et des composantes du
bien-être dans cette région.
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